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Petit Rhinolophe en hibernation
En octobre novembre, les chauves-souris gagnent leurs quartiers d'hiver. C'est l'époque de l'hibernation. grottes, fissures, arbres creux, tas de bois sont autant de gîtes tranquilles où elles vont passer la mauvaise saison. Ces abris doivent offrir une température constante et fraîche, de même qu'une forte humidité ambiante. Le rythme cardiaque va alors fortement ralentir et la température corporelle s'abaisser à celle du milieu environnant. Les chauves-souris vivent durant cette période sur leurs réserves de graisse, puisqu'il n'y a plus le moindre insecte à se mettre sous la dent.

Autrefois très abondant, le Petit Rhinolophe est une espèce qui semblait avoir complètement disparu du Canton de Fribourg depuis une vingtaine d'années. Une petite colonie de quelques individus a toutefois été découverte à Estavayer-le-Lac en 1995… Au repos, ses ailes recouvrant le corps et la tête donnent au Rhinolophe un aspect caractéristique de "petit parapluie".



Toit d'église
Grandes toitures et clochers d'église sont en général bien appréciés comme gîtes d'été par bon nombre de nos chauves-souris. Ceci pour autant que le microclimat y soit favorable: absence de courants d'air, chaleur et obscurité quasi complète. Certains produits utilisés pour traiter les charpentes empoissonnent malheureusement les chauves-souris. Le problème principal auquel se heurte les chauves-souris en quête de foyer reste toutefois l'accès, trop souvent condamné à la suite de travaux de rénovation "propre en ordre".



Cheminée
Il est fréquent que des chauves-souris s'installent dans les cheminées (Noctules et Pipistrelles principalement). Elles n'occupent que rarement le canal de fumée proprement dit, mais se glissent généralement dans l'espace interstitiel du boisseau. Lors de leurs premiers exercices de vol, en juillet, il n'est cependant pas rare que des jeunes tombent à l'intérieur de la cheminée. C'est ainsi que les propriétaires de cheminées de salon peuvent voir aboutire chez eux des chauves-souris encore maladroites. Mais beaucoup périssent prisonnières au fond d'une chaudière…



Galerie
Les galeries creusées par l'homme attirent aussi les chauves-souris: anciennes carrières, mines, tunnels abandonnés, fortifications militaires, vieilles caves… Humides, frais et surtout tranquilles, ces endroits servent d'abri diurne ou de gîte d'hibernation, mais très rarement de lieu de reproduction (chaleur insuffisante).



Chauve-souris dans une fissure
A l'intérieur d'une grotte ou d'une galerie, les chauves-souris sont rarement visibles. Pour leur sécurité, elles cherchent des cachettes, où elles se glissent en rampant. On voit ici un Murin de Daubenton blotti entre deux pierres d'un pont.

Le Murin de Daubenton est typique des cours d'eau calmes. On peut facilement l'observer à la tombée de la nuit, chassant en décrivant de larges cercles à quelques centimètres de l'eau (par exemple sur la Gérine en face du camping à Marly). Il s'agit d'une espèce encore commune dans le canton de Fribourg. Les colonies s'installent dans des arbres creux à proximité des cours d'eau.



Pont moderne
Les chauves-souris adoptent volontiers des ouvrages modernes comme gîtes. Les ponts sont particulièrement appréciés, notamment ceux enjambant des cours d'eau. Les chauves-souris y colonisent les interstices extérieurs (fissures de gel, joints de dilatation) ou les espaces vides à l'intérieur (caissons, culée). L'une des plus grandes colonies de chauves-souris du canton de Fribourg est installée dans un point. Lors de la construction ou la rénovation des ponts, il est facile d'aménager des gîtes pour les chauves-souris. C'est par exemple le cas du pont de Pérolles.




Petit Rhinolophe
en hibernation










Toit d'église










Cheminée










Galerie










Murin de Daubenton
dans une fissure










Pont moderne